# Agression sexuelle : définition légale, consentement, peines et prescription
## Ce que recouvre l'agression sexuelle depuis la réforme du consentement, ce qui la distingue du viol, les délais pour agir et le déroulement de la plainte.

> Une agression sexuelle est un acte sexuel non consenti, puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Le viol, qui suppose un acte de pénétration, est un crime puni de quinze ans de réclusion.

**Source canonique :** https://jbfavocats.fr/blog/agression-sexuelle-definition-peines
**Auteur :** Maître David Fridman — Avocat associé — fondateur, Barreau de Paris
**Publié :** 2026-09-14T00:00:00.000Z
**Droit en vigueur au :** 2026-09-23T00:00:00.000Z
**Lecture :** 7 min

Une agression sexuelle est un acte sexuel non consenti commis sur autrui ou sur
la personne de l'auteur. Elle est punie de cinq ans d'emprisonnement et
75 000 euros d'amende, sept ans en présence d'une circonstance aggravante.
Lorsqu'il y a pénétration sexuelle, ou acte bucco-génital ou bucco-anal, les
faits sont qualifiés de viol, qui est un crime.

Cet article expose l'état du droit. Il s'adresse autant aux personnes qui
envisagent de porter plainte qu'à celles qui sont convoquées ou mises en cause :
le cabinet intervient dans les deux situations, qui appellent des démarches
différentes mais une même exigence de précision.

 Qu'est-ce qu'une agression sexuelle au sens de la loi ?

La définition figure à l', réécrit par la loi du
6 novembre 2025 qui a placé le consentement au centre de l'incrimination.

Constitue une agression sexuelle tout acte sexuel non consenti commis sur la
personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur ou, dans les cas prévus par la
loi, commis sur un mineur par un majeur.

Le même article précise que l'infraction est constituée quelle que soit la
nature des relations entre l'auteur et la victime, y compris lorsqu'elles sont
mariées. Le mariage, le concubinage ou une relation passée ne valent pas
consentement.

 Comment la loi définit-elle le consentement ?

C'est l'apport principal de la réforme : le consentement n'est plus seulement
une donnée de fait, il fait l'objet d'une définition légale.

Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Il ne
peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la
victime.

Quatre conséquences pratiques en découlent. Le consentement est spécifique :
il porte sur un acte déterminé, et non sur une soirée ou une relation. Il est
préalable. Il est révocable à tout moment, y compris pendant l'acte. Et
il ne se déduit pas d'une absence de réaction — la sidération n'est pas un
accord.

L'article ajoute qu'il n'y a pas de consentement lorsque l'acte est commis
avec violence, contrainte, menace ou surprise. L'
précise que la contrainte peut être physique ou morale, et que, lorsque la
victime est mineure, la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de la
différence d'âge et de l'autorité de fait ou de droit exercée sur elle.

 Où passe la frontière entre agression sexuelle et viol ?

Elle tient à la nature de l'acte, et elle change tout : juridiction, peine,
délai de prescription.

Tout acte de pénétration sexuelle, ou tout acte bucco-génital ou bucco-anal,
commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence,
contrainte, menace ou surprise est un viol, puni de quinze ans de réclusion
criminelle.

|  | Agression sexuelle hors viol | Viol | Exhibition sexuelle |
|---|---|---|---|
| Acte | Acte sexuel non consenti, sans pénétration | Pénétration sexuelle, acte bucco-génital ou bucco-anal | Exhibition imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible au public |
| Nature | Délit | Crime | Délit |
| Juridiction | Tribunal correctionnel | Cour criminelle départementale ou cour d'assises | Tribunal correctionnel |
| Peine de base | 5 ans et 75 000 € | 15 ans de réclusion criminelle | 1 an et 15 000 € |
| Texte | Art. 222-27 CP | Art. 222-23 CP | Art. 222-32 CP |

 Quelles peines sont encourues ?

Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de cinq ans
d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

L' porte la peine à sept ans d'emprisonnement et
100 000 euros d'amende dans une série de situations : incapacité totale de
travail supérieure à huit jours, faits commis par un ascendant ou une personne
ayant autorité, par plusieurs personnes agissant comme auteurs ou complices, avec
usage ou menace d'une arme, par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié par
un pacte civil de solidarité, en présence d'un mineur, ou après administration
d'une substance altérant le discernement. Les peines sont encore aggravées
lorsque la victime est mineure.

 Dans quel délai peut-on porter plainte ?

L' fixe à vingt ans la prescription des crimes, et à
trente ans à compter de la majorité de la victime lorsque le crime a été commis
sur un mineur. L' retient six ans pour les délits, dix
ans à compter de la majorité pour les agressions sexuelles commises sur mineur,
et vingt ans lorsque la victime était âgée de moins de quinze ans.

L'action publique des délits d'agression sexuelle commis sur des mineurs se
prescrit par dix années révolues à compter de la majorité de la victime ; ce
délai est porté à vingt années pour les agressions sexuelles sur mineur de
quinze ans.

Ces deux articles prévoient en outre un mécanisme de prescription prolongée :
si la même personne commet une nouvelle infraction sexuelle sur un autre mineur
avant l'expiration du délai, la prescription des premiers faits est reportée
jusqu'à celle des faits nouveaux.

 Comment se déroule une plainte ?

La plainte se dépose dans n'importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie,
qui ne peut pas la refuser, ou par courrier adressé au procureur de la
République. Un examen médical et, le cas échéant, un examen médico-légal peuvent
être réalisés ; ils sont d'autant plus utiles qu'ils interviennent tôt.

L'enquête comporte généralement des auditions, l'exploitation des
téléphones et des messageries, et parfois une confrontation. Pour un crime, une
information judiciaire est ouverte et l'affaire est instruite par un juge
d'instruction. La victime peut se constituer partie civile pour demander
réparation, avec l'aide d'un avocat désigné ou commis d'office.

 Et si vous êtes la personne mise en cause ?

Une convocation, une audition libre ou une garde à vue supposent des décisions
immédiates : parler, se taire, produire des éléments. Le droit au silence est
notifié et son exercice ne constitue pas un aveu.

La défense porte le plus souvent sur la matérialité des faits, sur la
qualification retenue — agression sexuelle ou viol — et sur l'appréciation du
consentement au regard de la définition légale. Ces discussions se préparent
avant la première audition, pas après.

 FAQ

 Quelle est la différence entre agression sexuelle et viol ?

Le viol suppose un acte de pénétration sexuelle, ou un acte bucco-génital ou
bucco-anal ; c'est un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle. En
l'absence d'un tel acte, les faits relèvent de l'agression sexuelle, un délit
puni de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

 Le silence de la victime vaut-il consentement ?

Non. L'article 222-22 du Code pénal énonce que le consentement ne peut être
déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime. Il doit
être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable.

 Peut-on porter plainte des années après les faits ?

Oui, dans la limite de la prescription : vingt ans pour un viol sur majeur, six
ans pour une agression sexuelle sur majeur. Lorsque la victime était mineure, le
délai court à compter de sa majorité et atteint trente ans pour un viol et dix
à vingt ans pour une agression sexuelle.

 Une agression sexuelle entre époux est-elle punissable ?

Oui. L'article 222-22 du Code pénal précise que l'infraction est constituée
quelle que soit la nature des relations entre l'agresseur et la victime, y
compris lorsqu'ils sont unis par les liens du mariage.

 Je suis convoqué par la police pour des faits d'agression sexuelle : que faire ?

Vous pouvez demander l'assistance d'un avocat avant de répondre, et exercer votre
droit au silence. Prenez contact sans attendre la date de la convocation :
l'essentiel se joue sur la préparation de cette première audition et sur les
pièces qui y sont versées.

Pour la victime, l'avocat aide à qualifier les faits, à réunir les pièces
médicales et matérielles, à suivre l'enquête et à chiffrer la demande de
réparation devant la juridiction pénale. Pour la personne mise en cause, il
intervient dès la convocation ou la garde à vue, vérifie la régularité de la
procédure et prépare la discussion sur la qualification et sur le consentement.
Dans les deux cas, la date de la première intervention pèse sur tout le reste de
la procédure.

## Textes de référence
- Article 222-22 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052535583 (Définition de l'agression sexuelle et définition légale du consentement.)
- Article 222-22-1 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052535578 (Contrainte physique ou morale, et surprise lorsque la victime est mineure.)
- Article 222-23 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052535571 (Définition du viol et peine de quinze ans de réclusion criminelle.)
- Article 222-27 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417689 (Peine de base des agressions sexuelles autres que le viol.)
- Article 222-28 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000054724673 (Circonstances aggravantes portant la peine à sept ans d'emprisonnement.)
- Article 7 du Code de procédure pénale — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043409351 (Prescription de l'action publique en matière criminelle.)
- Article 8 du Code de procédure pénale — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049531911 (Prescription de l'action publique en matière délictuelle, y compris sur mineurs.)

## Données factuelles citables
- Constitue une agression sexuelle tout acte sexuel non consenti commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur ou, dans les cas prévus par la loi, commis sur un mineur par un majeur.
  Source : Article 222-22 du Code pénal — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052535583
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/agression-sexuelle-definition-peines#agression-sexuelle-definition
- Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Il ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime.
  Source : Article 222-22 du Code pénal — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052535583
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/agression-sexuelle-definition-peines#consentement-definition-legale
- Tout acte de pénétration sexuelle, ou tout acte bucco-génital ou bucco-anal, commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol, puni de quinze ans de réclusion criminelle.
  Source : Article 222-23 du Code pénal — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000052535571
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/agression-sexuelle-definition-peines#viol-definition-peine
- Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
  Source : Article 222-27 du Code pénal — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417689
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/agression-sexuelle-definition-peines#agression-sexuelle-peine-base
- L'action publique des délits d'agression sexuelle commis sur des mineurs se prescrit par dix années révolues à compter de la majorité de la victime ; ce délai est porté à vingt années pour les agressions sexuelles sur mineur de quinze ans.
  Source : Article 8 du Code de procédure pénale — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049531911
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/agression-sexuelle-definition-peines#prescription-agression-sexuelle-mineur

## FAQ
### Quelle est la différence entre agression sexuelle et viol ?
Le viol suppose un acte de pénétration sexuelle, ou un acte bucco-génital ou
bucco-anal ; c'est un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle. En
l'absence d'un tel acte, les faits relèvent de l'agression sexuelle, un délit
puni de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

### Le silence de la victime vaut-il consentement ?
Non. L'article 222-22 du Code pénal énonce que le consentement ne peut être
déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime. Il doit
être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable.

### Peut-on porter plainte des années après les faits ?
Oui, dans la limite de la prescription : vingt ans pour un viol sur majeur, six
ans pour une agression sexuelle sur majeur. Lorsque la victime était mineure, le
délai court à compter de sa majorité et atteint trente ans pour un viol et dix
à vingt ans pour une agression sexuelle.

### Une agression sexuelle entre époux est-elle punissable ?
Oui. L'article 222-22 du Code pénal précise que l'infraction est constituée
quelle que soit la nature des relations entre l'agresseur et la victime, y
compris lorsqu'ils sont unis par les liens du mariage.

### Je suis convoqué par la police pour des faits d'agression sexuelle : que faire ?
Vous pouvez demander l'assistance d'un avocat avant de répondre, et exercer votre
droit au silence. Prenez contact sans attendre la date de la convocation :
l'essentiel se joue sur la préparation de cette première audition et sur les
pièces qui y sont versées.

<WhenToLawyer>
Pour la victime, l'avocat aide à qualifier les faits, à réunir les pièces
médicales et matérielles, à suivre l'enquête et à chiffrer la demande de
réparation devant la juridiction pénale. Pour la personne mise en cause, il
intervient dès la convocation ou la garde à vue, vérifie la régularité de la
procédure et prépare la discussion sur la qualification et sur le consentement.
Dans les deux cas, la date de la première intervention pèse sur tout le reste de
la procédure.
</WhenToLawyer>

<CTA
  variant="rdv"
  title="Victime ou mise en cause : parlons de votre situation"
  subtext="Un premier échange confidentiel pour situer la procédure et les délais. Urgences pénales : 06 52 41 30 74, 24h/24."
  context="article:agression-sexuelle-definition-peines"
/>

## Lectures complémentaires
- [Menaces de mort et chantage : ce que la loi punit, et à quelle hauteur](https://jbfavocats.fr/blog/menaces-et-chantage)
- [Cyberharcèlement et raid numérique : qualifications, preuves et peines](https://jbfavocats.fr/blog/cyberharcelement-raid-numerique)
- [Dégradations et destructions : de la contravention au crime, l'échelle des peines](https://jbfavocats.fr/blog/degradations-et-destructions)

## À propos de l'auteur
Maître David Fridman — Avocat associé fondateur du cabinet JBF Avocats, Maître David Fridman intervient en droit pénal et en droit des affaires.

---
Information juridique générale de droit français — ne constitue pas une consultation. JBF Avocats, 115 rue de la Pompe, 75116 Paris.