# La reconnaissance des hommes comme victimes de violences conjugales
## La loi protège les victimes de violences au sein du couple sans distinction de sexe. Pourtant, les hommes peinent encore à être reconnus et à faire valoir leurs droits.

> Les hommes aussi peuvent être victimes de violences conjugales. La loi protège la victime sans considération de sexe, mais leur reconnaissance et le signalement restent difficiles.

**Source canonique :** https://jbfavocats.fr/blog/hommes-victimes-violences-conjugales
**Auteur :** Maître David Fridman — Avocat associé — fondateur, Barreau de Paris
**Publié :** 2025-01-13T00:00:00.000Z
**Droit en vigueur au :** 2026-07-17T00:00:00.000Z
**Lecture :** 4 min

Oui, un homme peut être victime de violences conjugales — physiques comme
psychologiques. La loi protège toute victime au sein du couple sans distinction
de sexe : mêmes infractions, mêmes peines, mêmes protections. La difficulté,
pour les hommes, tient moins au droit qu'à la reconnaissance : tabou, crainte
de ne pas être cru, sous-déclaration.

La loi protège les victimes indépendamment de leur sexe. Si vous êtes en danger
immédiat, contactez les services de police ou de gendarmerie. Des dispositifs
d'écoute et d'orientation existent pour toutes les victimes de violences au sein
du couple, sans condition.

 La loi protège toute victime, sans distinction de sexe

Le droit pénal ne connaît pas le sexe de la victime. Le principe est ancien : la
loi « doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse »
.

Aux termes de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la loi
« doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ».

Concrètement, l'incrimination des violences sur conjoint
 est rédigée en termes neutres : elle vise « le
conjoint », « le concubin » ou « le partenaire », sans considération de sexe. Un
homme frappé, humilié ou contraint par sa compagne — ou son compagnon — relève
exactement des mêmes textes qu'une femme.

 Une réalité chiffrée, mais sous-déclarée

Les hommes constituent une minorité des victimes recensées, mais une
minorité réelle.

En 2020, sur 159 400 victimes de violences conjugales enregistrées, 139 200
étaient des femmes 87 % ; les hommes représentaient ainsi environ 13 % des
victimes.

Le phénomène va parfois jusqu'au drame.

En 2020, sur 125 morts violentes recensées au sein du couple, 102 victimes
étaient des femmes et 23 des hommes.

Ces chiffres, issus des faits enregistrés, sous-estiment vraisemblablement
la réalité : par honte, par crainte du ridicule ou par peur de ne pas être pris
au sérieux, de nombreux hommes ne signalent jamais les violences subies. Les
condamnations de femmes pour des violences sur leur conjoint existent, bien
qu'elles restent rares.

 Les mêmes voies de protection

Un homme victime dispose exactement des mêmes recours qu'une femme :

- Porter plainte au commissariat, en gendarmerie ou auprès du procureur de
  la République.
- Demander une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales.
- Se constituer partie civile pour obtenir réparation de son préjudice.

L'ordonnance de protection, mesure civile d'urgence, bénéficie à la personne
en danger du fait de violences au sein du couple — une formulation, là encore,
indifférente au sexe .

Lorsque des violences exercées au sein du couple mettent en danger la personne
qui en est victime, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence une
ordonnance de protection.

 Quand la reconnaissance fait défaut : l'accusation infondée

La difficulté d'être reconnu comme victime a un revers : certains hommes se
retrouvent accusés à tort. Une dénonciation que son auteur sait fausse
constitue elle-même un délit, la dénonciation calomnieuse
.

La dénonciation, faite à une autorité ayant le pouvoir d'y donner suite, d'un
fait que l'on sait totalement ou partiellement inexact, est punie de cinq ans
d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

Attention toutefois : une relaxe ou un classement sans suite ne suffit pas, à
lui seul, à établir la mauvaise foi de l'accusateur. Nous consacrons un guide
distinct à la défense face à une accusation infondée.

Que vous soyez victime de violences ou mis en cause à tort, un avocat vous aide à
faire reconnaître votre situation : constitution des preuves, dépôt de plainte,
saisine du juge aux affaires familiales, ou défense pénale. Être un homme ne
change ni vos droits ni la manière de les faire valoir — cela rend seulement
l'accompagnement d'autant plus précieux pour dépasser le tabou.

 FAQ

 Un homme peut-il être reconnu victime de violences conjugales ?

Oui. La loi pénale vise les violences au sein du couple sans distinction de
sexe : un homme victime relève des mêmes infractions et bénéficie des mêmes
protections qu'une femme, y compris de l'ordonnance de protection.

 Les hommes représentent-ils une part importante des victimes ?

Ils sont minoritaires mais bien réels. En 2020, sur 159 400 victimes de
violences conjugales enregistrées, environ 13 % étaient des hommes, et sur 125
morts violentes au sein du couple, 23 victimes étaient des hommes Insee.

 Un homme peut-il demander une ordonnance de protection ?

Oui. L'ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales
bénéficie à toute personne en danger du fait de violences au sein du couple,
sans condition tenant au sexe article 515-9 du Code civil.

 Que risque une personne qui accuse faussement son conjoint ?

La dénonciation calomnieuse — dénoncer un fait que l'on sait inexact à une
autorité pouvant y donner suite — est punie de cinq ans d'emprisonnement et de
45 000 euros d'amende article 226-10 du Code pénal, sous des conditions
strictes de preuve.

## Textes de référence
- Article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006527432 (La loi doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse.)
- Article 222-13 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051876328 (Violences sur conjoint, réprimées sans considération du sexe de la victime.)
- Article 515-9 du Code civil — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039778133 (Ordonnance de protection ouverte à la personne en danger, quel que soit son sexe.)
- Article 226-10 du Code pénal — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034009375 (Dénonciation calomnieuse.)

## Données factuelles citables
- Aux termes de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la loi « doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ».
  Source : Article 6 de la Déclaration de 1789 — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006527432
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/hommes-victimes-violences-conjugales#loi-meme-pour-tous
- En 2020, sur 159 400 victimes de violences conjugales enregistrées, 139 200 étaient des femmes (87 %) ; les hommes représentaient ainsi environ 13 % des victimes.
  Source : Insee — Les femmes, premières victimes des violences conjugales — https://www.insee.fr/fr/statistiques/6047799
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/hommes-victimes-violences-conjugales#hommes-part-victimes-2020
- En 2020, sur 125 morts violentes recensées au sein du couple, 102 victimes étaient des femmes et 23 des hommes.
  Source : Insee — Les femmes, premières victimes des violences conjugales — https://www.insee.fr/fr/statistiques/6047799
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/hommes-victimes-violences-conjugales#morts-violentes-couple-2020
- La dénonciation, faite à une autorité ayant le pouvoir d'y donner suite, d'un fait que l'on sait totalement ou partiellement inexact, est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
  Source : Article 226-10 du Code pénal — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034009375
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/hommes-victimes-violences-conjugales#denonciation-calomnieuse-peine
- Lorsque des violences exercées au sein du couple mettent en danger la personne qui en est victime, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence une ordonnance de protection.
  Source : Article 515-9 du Code civil — Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039778133
  Ancrage : https://jbfavocats.fr/blog/hommes-victimes-violences-conjugales#ordonnance-protection-personne-en-danger

## FAQ
### Un homme peut-il être reconnu victime de violences conjugales ?
Oui. La loi pénale vise les violences au sein du couple sans distinction de
sexe : un homme victime relève des mêmes infractions et bénéficie des mêmes
protections qu'une femme, y compris de l'ordonnance de protection.

### Les hommes représentent-ils une part importante des victimes ?
Ils sont minoritaires mais bien réels. En 2020, sur 159 400 victimes de
violences conjugales enregistrées, environ 13 % étaient des hommes, et sur 125
morts violentes au sein du couple, 23 victimes étaient des hommes (Insee).

### Un homme peut-il demander une ordonnance de protection ?
Oui. L'ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales
bénéficie à toute personne en danger du fait de violences au sein du couple,
sans condition tenant au sexe (article 515-9 du Code civil).

### Que risque une personne qui accuse faussement son conjoint ?
La dénonciation calomnieuse — dénoncer un fait que l'on sait inexact à une
autorité pouvant y donner suite — est punie de cinq ans d'emprisonnement et de
45 000 euros d'amende (article 226-10 du Code pénal), sous des conditions
strictes de preuve.

## Lectures complémentaires
- [Violences conjugales : comprendre la loi et agir](https://jbfavocats.fr/blog/violences-conjugales-comprendre)
- [Se constituer partie civile : obtenir réparation et indemnisation](https://jbfavocats.fr/blog/constitution-partie-civile)
- [L'ordonnance de protection : conditions, délais et ce qu'elle permet d'obtenir](https://jbfavocats.fr/blog/ordonnance-de-protection)

## À propos de l'auteur
Maître David Fridman — Avocat associé fondateur du cabinet JBF Avocats, Maître David Fridman intervient en droit pénal et en droit des affaires.

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